Le 28 novembre dernier a marqué un tournant majeur pour l’industrie normande. À cette date, North Atlantic a officiellement finalisé l’acquisition de la plateforme de Port-Jérôme-sur-Seine, (jusque-là exploitée par ExxonMobil) La transition s’est opérée en sans à-coups , mais avec une portée considérable pour l’avenir du site et de ses équipes.
Ce changement de propriétaire n’a pas seulement modifié un organigramme : il a redéfini la stratégie industrielle du site tout en assurant sa continuité.
Port-Jérôme a vécu ce 28 novembre comme une journée charnière, où tout est passé entre de nouvelles mains sans que rien ne s’arrête.
Ce qui s’est passé le 28 novembre 2025
Jusqu’au matin du 28 novembre, Port-Jérôme restait une installation ExxonMobil.
Mais à 10h du matin, la cession a été finalisée, et le site a officiellement basculé sous North Atlantic France.
Concrètement, cela signifie :
- que tous les actifs (industriels et non industriels) du site sont passés sous la propriété et les couleurs de North Atlantic ;
- que l’ensemble des salariés ont rejoint automatiquement la nouvelle entité ;
- que les chaînes logistiques et les engagements contractuels ont continué sans interruption après le basculement complet des systèmes de Gestion ;
- que le pilotage et les responsabilités opérationnelles ont été transférées à North Atlantic.
Cette transition s’est déroulée de façon fluide, sans pause dans la production avec toujours en priorité la sécurité des personnes et des opérations et avec une forte présence des dirigeants de North Atlantic sur le terrain pour accompagner les équipes.
Pourquoi ce changement est intervenu
Le rachat s’inscrivait dans la stratégie globale d’ExxonMobil, qui cherchait à rationaliser ses activités en Europe pour se concentrer sur d’autres zones. Le site de Port-Jérôme, malgré son importance locale, n’entrait plus dans les priorités long terme du groupe.
Pour North Atlantic, plus agile et moins globalisé, au contraire, cette acquisition représentait une opportunité stratégique : celle de s’implanter durablement sur le marché français, capturer ses opportunités en croissance , avec un site déjà opérationnel, performant et doté de compétences rares.
Le 28 novembre a donc acté formellement le changement après plusieurs mois de négociations et de préparation.
Ce qui a changé après la reprise
La transition n’a pas conduit à une révolution. Au contraire, North Atlantic a choisi de s’appuyer sur l’expérience des équipes et sur l’efficacité des installations existantes.
Les emplois ont été maintenus
Tous les contrats de travail ont été transférés.
Les salariés ont continué leurs missions, dans les mêmes conditions, mais sous une nouvelle bannière.
Les entreprises intervenantes ont poursuivi leurs activités
Les opérations se sont poursuivies normalement
Le site n’a connu ni arrêt, ni ralentissement notable.
La priorité a été de garantir la continuité et de maintenir la stabilité opérationnelle dès le premier jour. La migration des systèmes informatiques ultra centralisés, complexes et intégrés après des décennies d'opérations historiques a été un travail colossal et reste encore à stabiliser en particulier sur les métiers qui ont été re-insourcés localement ou ai siège de Nanterre.
Une nouvelle gouvernance s’est installée
Les dirigeants de North Atlantic se sont impliqués des la premiere minute : visites du site, rencontres avec toutes les équipes, communication directe…
L’objectif était clair : prendre la mesure du terrain, expliquer pourquoi cette décision d'investissement, recueillir les idées et évaluer les opportunités et les confronter à la vision avant d’engager les transformations.
Une évaluation complète a été lancée
Dans les jours qui ont suivi, North Atlantic a entamé l’analyse technique et organisationnelle du site , au contact des équipes locales et du siège de Nanterre, et qui va permettre de définir ses priorités de développement du site .
Des implications fortes pour la région et le secteur
Pour les salariés
Le passage à North Atlantic s’est fait sans rupture.
La continuité sociale a été un engagement central de la reprise, et le 28 novembre a marqué le début d’une nouvelle phase, sans incertitudes majeures pour les équipes.
Pour les partenaires locaux
Les relations contractuelles existantes ont été maintenues.
North Atlantic a par ailleurs exprimé l’envie de travailler étroitement avec l’écosystème normand, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour les fournisseurs.
Pour le territoire
Dans une période où beaucoup de sites industriels ferment ou tournent au ralenti, l’arrivée d’un repreneur qui choisit d’investir sur un site stratégique est une bonne nouvelle.
Port-Jérôme continue ainsi de jouer un rôle important dans l’énergie produite en France. À titre de comparaison, la production énergétique que fabrique un site comme celui de North Atlantic représente l’équivalent d’environ neuf réacteurs nucléaires. C'est massif , et cela est indispensable pour la souveraineté du pays et les besoins de nous tous au quotidien .
North Atlantic : un nom nouveau ici, mais un acteur aguerri
Même si le nom est plus discret que le précédent, North Atlantic possède déjà une expérience solide dans l’exploitation d’infrastructures énergétiques complexes, notamment au Canada.
Sa culture est marquée par une plus grande proximité opérationnelle, une capacité d’adaptation rapide aux évolutions du marché et une volonté d’investissement ciblé.
Son arrivée en France ne relève donc pas du hasard : elle s’inscrit dans une stratégie d’expansion réfléchie d’investissement, réflexion sur la modernisation des équipements…
North Atlantic a indiqué qu’elle inscrivait son action dans le long terme, avec l’ambition de renforcer la performance du site, d’améliorer son efficacité énergétique et de le préparer aux défis à venir dans un secteur en pleine mutation.
Conclusion : le 28 novembre, un jour qui compte
Ce 28 novembre marque le début d’une étape importante pour Port-Jérôme.
L’histoire du site ne s’arrête pas : elle continue, avec un nouveau propriétaire et un opérateur déterminés à stabiliser, faire évoluer et inscrire dans la durée cette plateforme industrielle essentielle pour la région, en lien avec les évolutions du marché de l’énergie et les enjeux de souveraineté de notre pays. Cette plateforme représente 20 % de notre capacité de raffinage nationale !
Pour les équipes, les partenaires industriels, les entreprises sous-traitantes, les élus, les services de l’État et l’ensemble des acteurs du territoire, cette date correspond à la fin d’un cycle et au début d’un autre.
L’avenir de Port-Jérôme se construira collectivement : grâce à l’engagement des salariés du site, des partenaires sociaux, au rôle indispensable des entreprises partenaires, à la confiance entre les acteurs et à un dialogue constant avec le territoire.
Il se construira aussi dans la fidélité à ce qui ne change pas : la priorité donnée à la Sécurité, l’Intégrité dans nos pratiques et un ancrage fort au sein des communautés qui nous entourent.
La suite de cette histoire industrielle s’écrira ensemble, avec sérieux et pragmatisme, pour que Port-Jérôme reste un atout pour l’emploi, pour l’industrie française et pour la transition énergétique.